Mues
Wanda Skonieczny
« L’artiste doit être comme une plaque sensible. La photographie abordée en vecteur cherche ici à véhiculer l’affect et garder une trace de ces relations entre le modèle, le photographe tout en présageant de ses liens avec le public.
Surface entrelaçante-médiatrice. Elle provoque les croisements. J’explore sa nature première, ses réalités optiques, son potentiel de mobilités pour en faire une image tissée, animée, en connivence, de la planéité au volume.
Photographe, je deviens l’entremetteuse qui cherche à rendre les instants présent à nouveau, de l’un à l’autre, ici et là. Je favorise les rencontres imbriquant les formes à la recherche d’une implication directe du public.
Entre présence et absence, je tente de réduire les écarts, “l’entre-image”.
Avec les matériaux je cherche à rendre tactile, avec les nouvelles technologies, je ramène des sonorités et suscite les perceptions. J’interroge les langages, du multimédia, au braille en passant par la sérigraphie les développements numériques sur tissus, etc, pour sortir l’image, échelle 1, de son cadre et de son support et nous dévoiler sa profondeur, en continuité avec la réalité qui l’entoure, dans des jeux d’installations.
Du contact argentique au volume. La photographie se remplie. Rembourrée, elle se modèle et rivalise avec le temps. “Rebondante”, elle répond en écho au “ça a été” de Roland Barthes,
Ça sera encore. »
Wanda Skonieczny
Samedi 5 février de 10h à 12h : conférence au cours de laquelle Wanda Skonieczny présentera son travail et une analyse de la photographie plasticienne